Les Français et l’éco-rénovation : étude Franfinance et CSA

LES FRANÇAIS ET LEURS LOGEMENTS

 

…Une opinion encore plus marquée chez les séniors. En effet, quel que soit le paramètre étudié, les aînés attribuent de meilleurs résultats à leurs logements que les plus jeunes. On le voit par exemple en ce qui concerne l’isolation.  65% des Français pensent que leur logement actuel est bien isolé, mais, si l’on prend en compte uniquement les réponses des 65 ans et plus, ce pourcentage grimpe à 72%. Même constat sur la question du logement et du respect de l’environnement : 71% des séniors répondent favorablement à cette interrogation contre 61% des Français au global.

Près de la moitié (47%) des Français déplorent le fait que leur logement soit trop dépendant aux énergies fossiles. Ce constat concerne plus particulièrement les catégories socio professionnelles les plus faibles (53%) mais également les habitants de certaines régions. De fait, 65% des Français résidant dans le Nord et 63% de ceux habitant dans l’Est trouvent qu’ils consomment trop d’énergies fossiles.

Concernant l’électricité, 40% des Français jugent leur logement trop gourmand. Les jeunes sont plus nombreux à partager cette opinion : 53% des 18-24 ans et 52% des 25-34 ans estiment que leur habitation actuelle consomme trop d’électricité. Constat partagé également par 46% des résidents en appartement contre seulement 37% chez les Français en maison individuelle.

Dans une moindre mesure, 1 Français sur 5 considère que son logement consomme trop d’eau. Cette proportion grimpe à 29% chez les 25-34 ans et 32% chez les 18-24 ans.

Parmi les connaisseurs, une forte proportion de CSP + : 21% pensent tout à fait savoir à quoi cela correspond contre 11% des catégories socio professionnelles les plus faibles.  En parallèle, 67% des Français habitant dans une maison individuelle s’estiment également informés sur le sujet contre des résidents en appartement (57%) et en HLM (46%).

ECO RENOVATIONS : MOTIVATIONS DES FRANÇAIS

 

Il s’agit principalement des plus de 65 ans (56%) et de Français habitant dans une maison individuelle ou un pavillon (50%). 10% des Français souhaiteraient même en réaliser de nouveaux !

Les principales raisons évoquées ? Les économies d’énergie, 83% des Français ayant entrepris des travaux d’éco-rénovation l’ont fait pour ce motif. Viennent ensuite l’amélioration du confort de vie (65%) et la volonté de réduire son impact sur l’environnement (41%).  Enfin, presque 1/3 des concernés (31%) ont réalisé ces aménagements pour augmenter la valeur de leur patrimoine, en particulier les hommes (40% contre 23% de femmes).

1 Français sur 5 souhaiterait entreprendre des travaux d’éco-rénovation chez lui. Ce pourcentage grimpe même à 31% pour les 18-24 ans qui semblent soucieux d’améliorer les performances énergétiques de leurs logements alors qu’ils sont 78% à n’avoir jamais réalisé ce type de travaux.

Les raisons qui pousseraient les Français à entreprendre ces chantiers sont les mêmes que pour ceux l’ayant déjà fait. Il s’agirait en premier lieu de faire des économies d’énergie (83%), ce pourcentage grimpe à 95% chez les 25-34 ans. Cela serait ensuite un moyen d’améliorer le confort de vie pour 57% des Français qui souhaitent en réaliser, et particulièrement chez les Parisiens (74%).  Enfin, ces travaux permettraient de limiter son impact sur l’environnement pour 46% des concernés.

Le fait d’être locataire est un vrai frein à l’entreprise de travaux d’éco-rénovation. 38% des Français qui ne souhaitent pas en réaliser ne le font pas car ils sont locataires et ne souhaitent pas investir dans un logement qui ne leur appartient pas.  C’est particulièrement vrai pour les 18-24 ans qui sont 65% à partager cette opinion. On note aussi que 18% de ceux qui ne comptent pas réaliser ces travaux sont locataires et pensent ne pas avoir le droit de le faire ! Cette idée reçue concerne particulièrement les jeunes entre 18 et 24 ans et les catégories socio professionnelles les plus faibles qui sont respectivement 41% et 24% à penser cela (contre 10% des seniors et 16% des CSP+ par exemple).

Autre frein identifié : le prix. 19% des Français qui ne souhaitent pas faire de travaux d’éco-rénovation pensent qu’ils sont trop coûteux.

REALISATION ET BUDGET

 

77% des Français ayant réalisé des travaux d’éco-rénovation ont amélioré leurs fenêtres, en faisant ainsi l’élément le plus remplacé.  Les seniors sont particulièrement attentifs à ce paramètre : 87% des plus de 65 ans ayant réalisé des travaux ont remplacé leurs fenêtres. Les jeunes adultes quant à eux accordent plus d’attention aux moyens de production d’électricité domestique (panneaux solaires, éolienne…). A titre d’exemple 44% des 24-34ans ayant réalisé des travaux d’éco-rénovation ont installé ce type d’équipement contre 15% des séniors seulement.

Les Français réalisent ce genre de travaux toute l’année. Seul l’hiver est moins populaire.  On note que tout ce qui touche à l’isolation (intérieur, extérieur, toiture…) est plus souvent réalisé en été : 21% des Français ayant amélioré leur isolation l’ont fait sur la période estivale contre 7% en hiver par exemple. Les installations de moyens de production d’électricité domestique sont également plus réalisées en été (5% des Français concernés).

L’automne s’impose comme la saison de prédilection pour changer son système de chauffage (21% des concernés l’on changé à cette période contre 10% en hiver par exemple) et son chauffe-eau (16%).

Au printemps, les Français qui réalisent des travaux se concentrent davantage sur le remplacement des fenêtres. En effet près d’un tier de ceux qui posent leurs fenêtres le font en cette saison (31% contre 7% en hiver par exemple). Il en va de même pour les systèmes de ventilation, 15% des Français effectuant des travaux les changent au printemps (contre 7% en hiver, saison la moins propice aux travaux d’éco-rénovation).

A l’avenir, s’ils devaient engager ce type de travaux, 61% des sondés feraient appel à un professionnel. C’est par exemple le cas de 73% des retraités.

Bricoleurs, environ 1 Français sur 5 (21%) les réaliserait lui-même si les aménagements souhaités ne sont pas trop techniques à réaliser. Certains sont prêts à aller plus loin en réalisant eux même des travaux complexes. C’est le cas de 6% des Français, majoritairement des hommes (9% contre 4% de femmes) et des habitants de pavillons ou maisons individuelles, 8%.

Les jeunes quant à eux, n’hésiteraient pas à faire appel à leur entourage. 21% des 18-24 ans et 18% des 25-34 ans mobiliseraient leurs proches contre 12% des Français en général.

Retrouvez dans le tableau ci-dessous le budget prévu par les Français ayant déjà réalisé les travaux concernés :

Exemple : 39% des Français ayant remplacé leurs fenêtres avaient un budget compris entre 1 501 et 5 000 euros.

On note également que 37% des Français seraient prêts à souscrire un crédit à la consommation pour réaliser des travaux d’éco-rénovation.

Afin de faciliter et d’encourager la réalisation de travaux d’éco-rénovation, l’Etat a mis en place plusieurs aides au financement.

La plus connue est la TVA à taux réduit : 71% des Français la connaisse et 23% l’ont déjà utilisée. Les hommes sont plus concernés, ils sont 27% à avoir déjà eu recours à la TVA à taux réduit contre 19% des femmes. Cette aide est également populaire chez les habitants de l’Ouest de la France. Près d’un tier (31%) l’a déjà utilisé contre 14% dans le Nord par exemple.

En seconde position on retrouve le chèque énergie. Les Français appartenant aux catégories socio professionnelles les moins élevées sont 73% à connaître cette aide (contre 67% des CSP+ par exemple) et 15% à l’utiliser (contre 3% des retraités par exemple).

Le podium est complété par l’Eco Prêt à Taux 0% : 64% des Français le connaissent, 6% l’utilisent.

Avec seulement 16% des Français au courant de son existence et 3% des Français qui l’utilisent, le CITE (Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique) figure en dernière place du classement. On note cependant que les hommes sont plus informés que les femmes. 1 homme sur 5 déclare connaitre le CITE contre 12% des femmes.

MÉTHODOLOGIE ET SOURCES

Méthodologie de l’étude CSA pour Franfinance

Etude réalisée sur un échantillon représentatif de la population française soit 1 010 personnes âgées de 18 ans et plus. Données récoltées en avril 2019

Vous trouverez l’étude complète ici : https://www.franfinance.fr/wp-content/uploads/2019/05/etude-francais-travaux-eco-renovation-csa-franfinance.pdf

Vous trouverez l’infographie ci-dessous :

La CAPEB, Economie d’Energie et Franfinance deviennent partenaires pour favoriser le financement des travaux de rénovation

Un partenariat pour favoriser la réalisation de travaux de rénovation énergétique

Les petites entreprises artisanales du bâtiment sont les acteurs les plus à même de conseiller les particuliers sur la rénovation énergétique de leur logement : 68% des travaux d’entretien-amélioration des bâtiments sont réalisés par les entreprises de moins de 20 salariés.

C’est dans ce contexte que Patrick Liébus, Président de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), via sa filiale Béranger Développement, Myriam Maestroni, Présidente d’Economie d’Energie et Frédéric Jacob Peron, Directeur Général de Franfinance ont signé le 25 septembre un accord de partenariat. Les parties se sont engagées à déployer des actions de promotion de l’offre de financement « ARTIPASS » dédiée aux travaux d’économie d’énergie. Les artisans pourront proposer à leurs clients de bénéficier de cette solution pour financer leurs travaux, puis Economie d’Energie les adressera à Franfinance.

 

Les adhérents de la CAPEB formés et accompagnés pour promouvoir « ARTIPASS »

Des formations seront organisées par Economie d’Energie afin de présenter le dispositif aux adhérents de la CAPEB. A ceux qui souhaitent s’engager dans la démarche, des outils d’information seront proposés, pour leur permettre de bien appréhender l’offre et d’en faire bénéficier leurs clients. La mise en place d’une plateforme téléphonique durant toute la durée du contrat est également prévue pour répondre à toutes leurs questions sur le dispositif, ainsi qu’un suivi personnalisé.

 

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