La transition énergétique : un moteur d’investissement pour les entreprises

La transition énergétique : un moteur d’investissement pour les entreprises

Transports, BTP, industries… La plupart des secteurs intègrent aujourd’hui la transition énergétique dans leurs investissements. Une opportunité à saisir pour les constructeurs et prestataires de services, à condition de proposer les bons modes de financement.

 

Tout le monde en est conscient : l’énergie, issue des combustibles fossiles ou du nucléaire, va devenir de plus en plus chère. « L’investissement d’aujourd’hui doit favoriser les économies de demain », synthétise Pascal Pedretti, directeur des produits et du développement, expert sur les activités « green ».

L’enjeu économique est de taille. Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), l’investissement dans l’efficacité énergétique s’est élevé en France à 32 milliards d’euros par an, entre 2013 et 2016. Il pourrait, toujours selon l’ADEME, représenter une progression du PIB de près de 4 %, d’ici à 2050. De son côté, l’Agence mondiale de l’énergie, dans sa dernière étude, confirme qu’entre 2000 et 2017, l’efficacité énergétique s’est déjà mondialement améliorée de 12 %, mais « que l’impact positif des politiques menées a été absorbé par la croissance rapide de l’activité économique des pays émergents ».

 

Investissement annuel dans l’efficacité énergétique

L’Agence mondiale de l’énergie affirme qu’il faudra multiplier par 5 les investissements portant sur l’efficacité énergétique d’ici à 2040, pour compenser au niveau mondial la demande sans cesse croissante en matières premières des pays émergents.

Source : Agence mondiale de l’énergie (octobre 2018)

 

Constructeurs, loueurs, distributeurs : adaptez votre offre à ces nouvelles opportunités

Ce contexte est favorable aux partenaires de Franfinance qui proposent des matériels et des solutions capables d’améliorer l’efficience énergétique. Dans de nombreux secteurs d’activité, les constructeurs et les prestataires de services souhaitent pouvoir proposer, sous leurs couleurs, des solutions de financement adaptées. Par exemple, nos partenaires énergéticiens proposent à leurs clients un package leur permettant de financer leurs investissements verts. « Le métier des énergéticiens a changé : en plus de l’énergie qu’ils vendent, ils sont devenus fournisseurs de services afin d’optimiser la consommation de cette énergie », analyse Pascal Pedretti.

Les transports sont aussi en première ligne avec leurs investissements en matériels utilisant des énergies propres (véhicules électriques, poids lourds au gaz, véhicules hybrides). Côté manutention, Fenwick, accompagné depuis de nombreuses années par Franfinance, propose désormais la location de chariots équipés de la dernière technologie de batterie Lithium ion, d’une durée de vie de 2 500 à 4 000 cycles.

La transition énergétique modifie profondément la façon dont les clients finaux investissent. Par exemple, les collectivités territoriales inscrivent leurs investissements dans une perspective à plus long terme. « Aujourd’hui une ville qui repense son éclairage ne se contente plus de remplacer les ampoules énergivores par des LED, mais cherche aussi à proposer des services embarqués tels que des bornes Wifi », fait observer Pascal Pedretti.

Franfinance, grâce à ses partenaires industriels, bénéficie d’une connaissance approfondie des évolutions des différents secteurs d’activité et maîtrise également les contraintes réglementaires appliquées aux matériels éligibles aux certificats d’économie d’énergie. Pascal Pedretti précise : « Pour conserver notre avance sur ce marché, nous avons mis en place un service dédié à la transition énergétique. Organisés en équipe projet, nous assurons une veille globale, technique, commerciale, mais aussi juridique et règlementaire, nous permettant d’offrir à nos partenaires des solutions de financement innovantes ».

 

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dédiés à la transition énergétique

Réglementation européenne sur le froid : « anticiper les changements à venir »

Réglementation européenne sur le froid : 
« anticiper les changements à venir »

La réglementation européenne sur le froid, appelée F-Gas, est entrée dans une phase d’accélération. Une feuille de route instaure de nouveaux quotas dans l’utilisation des fluides frigorigènes HydroFluoroCarbure (HFC), avec une quasi disparition demandée d’ici à 2030. Objectif : réduire l’impact écologique de ces fluides, en partie responsables de l’effet de serre.

La réglementation européenne F-Gas est issue du protocole de Montréal de 1987, qui instaurait la limitation des substances appauvrissant la couche d’ozone, et du protocole de Kyoto en 2005, qui, lui, limitait les gaz à effets de serre fluorés.

En 2007, une première mouture de cette réglementation F-Gas demandait aux opérateurs une qualification pour la manipulation des fluides frigorigènes. La réglementation de 2015 passe à la vitesse supérieure. « Cette version est beaucoup plus contraignante car elle impose des limitations dans l’utilisation de ces fluides, selon un calendrier bien précis », explique Cyrille Blanquet, Responsable de programmes, en charge des activités « green » chez Franfinance. Le but : réduire l’utilisation des fluides HFC de 80 % d’ici à 2030.

« Le problème, c’est que depuis la sortie de ce nouveau décret rien n’a changé », indique Pascal Pedretti, Directeur des produits et du développement. « Les entreprises n’ont, semble-t-il, pas encore vraiment pris la mesure de l’impact de cette réglementation ». Pourtant le temps presse. Entre 2018 et 2020, les quotas d’utilisation des fluides HFC doivent baisser de 37 % par rapport à 2015, point de départ du décompte. Et à partir de 2021, leur utilisation devra avoir diminué de 55 %.

 

Chronologie d’interdiction des fluides frigorigènes

2015 : Interdiction totale du fluide R-22.

2020 : Interdiction de mise sur le marché et d’utilisation des fluides R-404A et R-507.

2022 : Interdiction de mise sur le marché du fluide R-134a pour les systèmes de réfrigération centralisés multipostes à usage commercial d’une capacité nominale ≥ 40 kW et un PRG ≥ 150 (sauf circuit primaire avec PRG ≤ 1 500 d’une installation en cascade).

2025 : Interdiction de mise sur le marché des fluides R-407C et R-410A pour les systèmes de climatisation bi-blocs contenant moins de 3 kg de HFC avec un PRG ≥ 750.

2030 : Interdiction totale des fluides R-404A et R-507.

Source : CAMEO Energy

 

Les contraintes deviennent fortes

« Comme l’objectif est loin d’être atteint, la pression monte », constate Cyrille Blanquet. Concrètement, cette accélération pose deux problèmes. Le premier concerne la raréfaction du gaz 404, le gaz servant à produire le froid. Et qui dit plus rare dit plus cher. Deuxième problème : les entreprises utilisant les actifs concernés vont se rendre compte progressivement qu’elles doivent changer leurs matériels : meubles commerciaux mais aussi chambres froides, voire climatiseurs.

Les secteurs concernés en priorité : l’agroalimentaire, la logistique et la grande distribution.

« Pour certains, cela représentera une dépense très élevée à moyen terme », indique Pascal Pedretti. « Et plus le temps avance, plus les contraintes deviennent fortes ».

 

Certes il n’est pas possible de remplacer tout son matériel du jour au lendemain, en particulier pour les structures de taille importante. « Il est conseillé aux entreprises d’adopter une stratégie en trois temps », reprend Pascal Pedretti :

 

Le planning de la réglementation F-Gas énonce en effet que, jusqu’à 2020, la réfrigération domestique doit être changée en premier, la réfrigération commerciale étant concernée à partir de 2020. « Toutefois, étant donné que tous les acteurs auront à changer leur matériel en même temps, les risques de pénurie ou de délais longs dans les livraisons sont réels », conclut Cyrille Blanquet. « Il est donc important d’anticiper dès aujourd’hui les changements à venir ».

Avec un enjeu important à prendre en compte : remplacer son matériel permettra d’agir concrètement pour la préservation de l’environnement sans générer nécessairement de surcoûts d’exploitation.

 

Votre entreprise est concernée : la marche à suivre

« Dois-je changer de matériel ? »  

La réponse est oui. Il faut remplacer le matériel progressivement pour se mettre aux normes.

« Dois-je faire auditer mon parc pour déterminer la réduction que je dois opérer ? » 

Oui, cela est fortement préconisé.

 

Environnement : les bonnes raisons de changer son matériel

  • La couche d’ozone ne retrouvera ses propriétés des années 1980 qu’à l’horizon 2060 si la réglementation actuelle est appliquée.
  • Les gaz HFC présentent un pouvoir de réchauffement planétaire (PRP) pouvant être 10 000 fois supérieur à celui du CO: une émission de 1 kg de gaz peut avoir le même impact sur le réchauffement climatique que l’émission de 10 tonnes de CO2.
  • Un équipement présentant un taux de fuite de 5 % aura perdu près de 40 % de sa charge de fluide au bout de 10 ans. Il sera alors inopérant.

Source : CD SUD

 

 

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