Renouvellement du matériel médical : sauver des vies tout en sauvant les budgets grâce à la règle d’or du 60-30-10

La règle d’or du COCIR

Établie en 2003 par le COCIR*, la Golden Rule indique la répartition idéale des équipements médicaux lourds en fonction de leur âge.

En effet, si un matériel entre 5 et 10 ans est encore jugé « upgradable », un équipement de plus de 10 ans doit « être considéré comme obsolète et inadéquat pour mener des procédures respectant les recommandations médicales actuelles et les meilleures pratiques », comme le confirme la FNMR (Fédération Nationale des Médecins Radiologues) dans son étude « L’imagerie médicale dans 8 pays européens »

A noter qu’en 2014, la European Society of Radiology (ESR) a également pris publiquement position en faveur de cette règle d’or.

2019 : L’alerte du COCIR sur le vieillissement du matériel en Europe

Si la situation est disparate selon les pays d’Europe, on observe de manière générale un net vieillissement du parc d’équipements lourds (principalement des dispositifs d’imagerie) en Europe depuis 2008, confirmant l’impact de la crise économique sur l’achat de nouveaux équipements.

Alors que seulement 9% des scanners européens avaient plus de 10 ans en 2008, le COCIR en a compté 21% en 2018 ! Sur cette même période, le nombre de pays où l’âge des équipements n’est pas conforme aux recommandations du COCIR a doublé pour les IRM et triplé pour les scanners.

Et en France, où en est-on ?

 

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Alors qu’en Europe le matériel médical lourd est vieillissant, la France est plutôt bonne élève : en 2018, elle respecte la règle d’or dans 3 des 4 types de matériels observés par le COCIR, et elle est même n°1 en Europe sur les équipements IRM. Seuls les dispositifs d’imagerie à rayons X sont légèrement en deçà de cette règle.

Ces bons résultats s’expliquent en partie par une régulation qui encourage le renouvellement ainsi que par les programmes publics de financement de l’innovation.

Une double régulation… qui pousse à renouveler le matériel

En France, les équipements médicaux lourds sont régulés au travers de deux mécanismes : un mécanisme de planification des installations et un mécanisme de tarification.

Des aides publiques pour l’investissement dans le matériel médical

Des aides publiques de l’innovation peuvent directement financer une partie du renouvellement du matériel médical lourd lorsque celui-ci est lié à des missions qui ne peuvent pas relever de la tarification à l’acte. C’est par exemple le cas des activités d’enseignement et de recherche des CHU, de véritables missions d’intérêt général qui demandent un financement spécifique. Ainsi, en parallèle de la tarification à l’acte, la dotation MIGAC et le FIR ont été mis en place :

A noter que ces enveloppes et dotations sont généralement corrélées à un objectif de résultat : publications scientifiques dans le cas de la recherche, service rendu, gain financier ou gain de temps dans le cas d’un investissement dans un équipement, etc.

Comment transformer ce contexte en opportunité de vente ?

Ce constat apparaît alors pour vous, constructeurs, loueurs, distributeurs, un véritable appui dans vos discussions commerciales avec les décideurs du secteur médical.

Dans un article dédié, nous vous présentons les arguments techniques et financiers qui poussent les décideurs hospitaliers à renouveler régulièrement leur matériel. Bonne lecture !  : LIRE L’ARTICLE

 

*COCIR : Fondé en 1959, COCIR est l’association européenne représentant les industries de l’imagerie médicale, de la radiothérapie, des TIC pour la santé et de l’électromédical. Elle regroupe ainsi de manière inédite les secteurs de la santé, de l’informatique et des télécommunications.