Crédit à la consommation

Fenêtres et portes d’entrée : des projets guidés par le confort, la sécurité et le budget

9 septembre 2026

Fenêtres, volets, portes d’entrée : ces équipements du quotidien occupent une place discrète mais centrale dans le confort du logement. Isolation thermique, facture énergétique, sécurité, esthétique ou encore contraintes budgétaires : derrière un projet de remplacement ou d’installation se dessinent des arbitrages très concrets pour les Français. Dans cette nouvelle édition du BarHOMEtre Franfinance, réalisée avec Viavoice auprès de 1 000 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, Franfinance s’intéresse à ces projets de rénovation à la fois familiers et engageants. Le choix d’un nouvel équipement ne se résume pas à une préférence de matériau ou de design. Il engage aussi une réflexion sur la performance du logement, le recours à un professionnel, le montant à prévoir et la manière de financer les travaux.

Fenêtres et portes : des niveaux d’équipement très variables face aux enjeux de confort

Dans les logements français, le double vitrage constitue aujourd’hui la configuration la plus répandue : 89 % des Français déclarent posséder au moins une fenêtre équipée de ce type de vitrage. Le PVC occupe lui aussi une place dominante, présent dans 74 % des logements, loin devant le bois, cité par 28 %, et l’aluminium, mentionné par 17 %. À l’inverse, le triple vitrage reste beaucoup plus rare : seuls 10 % des répondants déclarent posséder au moins une fenêtre de ce type.

Au-delà du seul vitrage ou du matériau des fenêtres, la photographie des équipements fait apparaître plusieurs niveaux de diffusion. Les fenêtres en PVC double vitrage dominent très nettement, avec 69 % de possession, suivies de près par les volets roulants, présents chez 64 % des Français. Un deuxième ensemble d’équipements concerne une part plus limitée, mais encore significative des logements : les volets battants ou persiennes sont cités par 33 % des répondants, les fenêtres de toit ou Velux par 27 %, et les fenêtres en bois double vitrage par 22 %. Les fenêtres en aluminium double vitrage, à 15 %, et les fenêtres en bois simple vitrage, à 10 %, occupent une place plus réduite. Enfin, les équipements en triple vitrage restent très minoritaires, qu’ils soient en PVC, en aluminium ou en bois.

Cette répartition des équipements fait aussi apparaître un lien avec la performance énergétique déclarée du logement. Les fenêtres en PVC double vitrage, déjà très présentes dans l’ensemble de la population, le sont davantage encore parmi les répondants déclarant un bon DPE, avec 75 % de possession. À l’inverse, certains équipements moins performants ou plus anciens sont plus fréquents dans les logements associés à un mauvais DPE : c’est le cas des fenêtres en bois simple vitrage, citées par 17 % des répondants concernés, contre 10 % dans l’ensemble. Les fenêtres en bois double vitrage sont également davantage représentées parmi les logements avec un mauvais DPE, à 30 % contre 22 % au global. Sans résumer à elles seules la performance énergétique d’un logement, les fenêtres apparaissent ainsi comme un marqueur concret des écarts de confort et d’isolation entre les habitations.

L’ancienneté des installations apporte un éclairage important sur les dynamiques possibles de renouvellement. La fenêtre en PVC double vitrage apparaît comme l’équipement central du parc : largement diffusée, avec 69 % de possession, elle constitue aujourd’hui un point de référence du marché des fenêtres. Son ancienneté reste toutefois contrastée : 58 % des fenêtres en PVC double vitrage possédées ont été installées il y a 15 ans ou moins, mais plus d’un quart datent de plus de 15 ans. Les équipements en triple vitrage apparaissent globalement parmi les installations les plus récentes, avec une nuance selon les matériaux. Les fenêtres en PVC triple vitrage et en aluminium triple vitrage se distinguent par une forte proportion d’installations datant de moins de 15 ans, respectivement 82 % et 80 %. Dans le détail, près de la moitié des fenêtres en aluminium triple vitrage possédées ont même été installées il y a moins de 8 ans, contre 44 % pour le PVC triple vitrage. À l’inverse, les volets battants ou persiennes, les fenêtres en bois simple vitrage et les fenêtres en bois double vitrage présentent une ancienneté plus marquée : 56 % des volets battants ou persiennes, 55 % des fenêtres en bois simple vitrage et 51 % des fenêtres en bois double vitrage possédés ont été installés il y a plus de 15 ans.

Les portes d’entrée apportent un autre éclairage sur le niveau d’équipement des logements, à travers l’âge de l’installation et le niveau de protection associé. À l’échelle de l’ensemble des Français, la moitié des portes d’entrée ont été installées il y a 15 ans ou moins : 25 % datent de moins de 8 ans et 25 % de 8 à 15 ans. À l’inverse, 36 % ont plus de 15 ans, tandis que 14 % des répondants ne savent pas dater leur installation. Dans cet ensemble, la porte blindée ou renforcée apparaît comme une configuration spécifique, significative mais loin d’être généralisée : 36 % des Français déclarent en posséder une. Sa présence varie fortement selon le contexte d’habitation. Elle concerne 57 % des répondants en Île-de-France, 47 % de ceux qui vivent en appartement et 46 % des foyers disposant de revenus mensuels de 5 000 euros ou plus. Les portes blindées ou renforcées se distinguent aussi par des installations plus récentes, puisque 64 % datent de 15 ans ou moins.

Des projets bien présents, mais rarement immédiats

Dans ce parc aux niveaux d’équipement très variables, les intentions de travaux restent bien présentes, sans pour autant annoncer une vague de travaux immédiate. Pour les fenêtres et les volets, 27 % des Français déclarent avoir au moins un projet d’installation ou de changement. Dans le détail, 23 % envisagent au moins un projet de fenêtre et 18 % au moins un projet de volet.

Les horizons de réalisation confirment cette temporalité progressive. Parmi l’ensemble des Français, 8 % déclarent un projet d’ici un an pour au moins un équipement fenêtre ou volet, 13 % entre un et trois ans, et 19 % à plus long terme. Du côté des portes d’entrée, les intentions sont moins nombreuses que pour les fenêtres et les volets, mais elles concernent tout de même une part notable des Français. Deux Français sur dix envisagent de remplacer ou d’installer une porte d’entrée, dont 11 % dans les trois ans : 4 % d’ici un an et 7 % entre un et trois ans. Parmi les porteurs de projet, la porte d’entrée apparaît comme un équipement où la sécurité pèse fortement dans l’arbitrage : 48 % envisagent une porte blindée ou renforcée, contre 42 % une porte d’entrée normale, tandis que 10 % ne se prononcent pas.

Certains profils apparaissent davantage concernés par ces projets. Pour les fenêtres et volets, les intentions sont plus élevées parmi les répondants déclarant un mauvais DPE, les moins de 35 ans, les habitants de maisons ou encore les foyers disposant de revenus mensuels de 5 000 euros ou plus. Pour les portes d’entrée, les projets dans les trois ans sont également plus fréquents chez les répondants ne se sentant pas en sécurité chez eux, ceux déclarant un mauvais DPE, les moins de 35 ans et les CSP+.

Cette maturité progressive des projets se retrouve aussi dans le niveau de préparation. Parmi les porteurs de projet fenêtres ou volets, 34 % se sont renseignés sur la réglementation applicable dans leur commune ou leur copropriété. La proportion est très proche pour les projets de porte d’entrée, à 32 %. Lorsque l’échéance se rapproche, cette démarche devient plus fréquente : 58 % des porteurs d’un projet fenêtres ou volets d’ici un an se sont renseignés, tout comme 45 % de ceux qui envisagent un projet de porte dans les trois ans.

Pourquoi les Français se sont équipés ?

Au moment d’expliquer l’installation d’une climatisation, les raisons avancées renvoient d’abord à la recherche de confort face aux températures élevées ou très basses. Au global, 40 % des personnes déjà équipées disent avoir installé une climatisation pour avoir moins chaud lors des fortes chaleurs, 38 % pour bénéficier d’un meilleur confort thermique c’est-à-dire la sensation de bien-être dans le logement, 32 % pour réduire leurs factures énergétiques et 30 % pour avoir à la fois moins chaud en été et moins froid pendant la période hivernale. Au total, les motivations directement liées aux températures dites « extrêmes » (très chaudes ou très froides) représentent 70 % des réponses. Cette part atteint 79 % chez les 35-49 ans et chez les habitants du Sud-Est, mais seulement 58 % chez les 65 ans et plus. Elle est également plus élevée chez les détenteurs d’une climatisation split (86 %) que chez ceux équipés d’une climatisation mono-bloc (75 %) ou d’une pompe à chaleur (64 %).

Ce même rapport à la chaleur se retrouve dans les éléments qui ont concrètement déclenché l’installation. Les températures « extrêmes » arrivent en tête, citées par 47 % des personnes équipées, devant les raisons financières, à 24 %, et les enjeux de santé, à 20 %. Dans le détail, la difficulté à dormir la nuit en raison de la chaleur constitue le premier élément déclencheur (pour 26 % des répondants), devant une chaleur trop importante de manière générale dans le logement (21 %) et un épisode de canicule récent (19 %). Viennent ensuite la difficulté à supporter la chaleur en raison de l’âge (15 %), la hausse importante des prix de l’énergie (14 %), l’installation dans un nouveau logement (12 %), la perspective et l’anticipation du réchauffement climatique (11 %), la recommandation d’un proche déjà équipé (11 %) ou encore l’obtention d’une aide financière à l’équipement ou d’une prime (10 %).

Le parcours d’installation passe très majoritairement par des professionnels. L’artisan climaticien ou chauffagiste constitue le principal canal d’achat, quel que soit l’équipement retenu, avec 57 % des achats de climatisation split, 46 % des achats de climatisation mono-bloc et 53 % des achats de pompes à chaleur. Les autres circuits d’achat apparaissent plus secondaires. Les grandes enseignes de bricolage représentent 12 % des achats de climatisation split, 15 % des achats de climatisation mono-bloc et 5 % des achats de pompes à chaleur. Les enseignes spécialisées en chauffage ou climatisation regroupent 8 % des achats de split, 11 % des achats de mono-bloc et 8 % des achats de pompes à chaleur. Les fournisseurs d’énergie sont mentionnés par 6 % des équipés en split, 8 % des équipés en mono-bloc et 7 % des équipés en pompe à chaleur, tandis que les sites de vente en ligne spécialisés pèsent respectivement 3 %, 4 % et 6 %.

L’installation elle-même est le plus souvent confiée à un professionnel, pour tout ou partie, dans 82 % des cas pour la climatisation split, 75 % pour la climatisation mono-bloc et 83 % pour la pompe à chaleur (PAC). Les difficultés rencontrées au moment de l’installation restent globalement limitées : l’absence de difficulté est la réponse la plus fréquente pour les trois types d’équipement (53 % pour la climatisation split, 36 % pour la moprno-bloc et 59 % pour la PAC). Lorsqu’elles existent, elles concernent principalement les contraintes liées aux travaux, aux finitions, aux autorisations nécessaires ou encore aux délais.

Isolation, économies d’énergie, sécurité : les moteurs du passage à l’action

Quand les Français envisagent de remplacer leurs fenêtres, leurs volets ou leur porte d’entrée, l’isolation thermique arrive en première ligne. Elle est citée par 50 % des porteurs de projet pour les fenêtres et les volets, et par 43 % pour les portes d’entrée.

Pour les fenêtres et les volets, cette priorité s’accompagne d’un autre enjeu fortement lié à la performance du logement : la réduction de la facture énergétique, mentionnée par 39 % des porteurs de projet. Le remplacement d’un équipement défectueux arrive ensuite, cité par 31 %.

La porte d’entrée fait davantage ressortir la question de la sécurité. Le renforcement de la sécurité contre les cambriolages est cité par 40 % des porteurs de projet, quasiment au même niveau que l’isolation thermique. Le remplacement d’un équipement défectueux arrive ensuite, à 29 %.

D’autres motivations relèvent davantage de l’amélioration globale du logement. Pour les fenêtres et les volets, 24 % des porteurs de projet évoquent la modernisation de l’aspect extérieur de la maison, 21 % la réalisation de travaux de rénovation globale et 17 % l’augmentation de la valeur immobilière du bien. Pour les portes d’entrée, les niveaux sont proches : 24 % citent la modernisation de l’aspect extérieur, 19 % les travaux de rénovation globale et 18 % l’augmentation de la valeur du bien.

Les aides, crédits d’impôt et offres promotionnelles interviennent ensuite comme des leviers pouvant faciliter le passage à l’action. Pour les fenêtres et les volets, 16 % des porteurs de projet citent le bénéfice d’aides financières ou de crédits d’impôt, et 15 % le fait de profiter d’une offre promotionnelle. Pour les portes d’entrée, les offres promotionnelles sont mentionnées par 16 %, les aides financières ou crédits d’impôt par 15 %, tout comme la réduction du prix de l’assurance habitation.

Choisir ses fenêtres, volets ou portes : l’équilibre entre budget, confort, esthétique et sécurité

Au moment de choisir un équipement, le budget reste un repère central. Pour les fenêtres et les volets comme pour les portes d’entrée, le prix arrive en tête des critères prioritaires, cité par 55 % des porteurs de projet dans les deux cas. Ce poids du prix ne signifie pas pour autant que la décision se résume au coût. Les Français arbitrent aussi en fonction de la performance attendue, du niveau de sécurité recherché, du matériau, de l’entretien ou encore de l’apparence de l’équipement.

L’isolation thermique occupe une place particulièrement forte dans les projets de fenêtres et de volets. Elle est citée par 47 % des porteurs de projet, juste derrière le prix. En ajoutant l’isolation phonique, mentionnée par 19 %, les critères liés à l’isolation, thermique ou phonique, concernent plus d’un porteur de projet sur deux. Pour les portes d’entrée, l’isolation thermique reste également un critère important, citée par 34 % des porteurs de projet, tandis que l’isolation phonique atteint 20 %.

La sécurité constitue le principal point de différenciation entre les équipements. Pour les portes d’entrée, elle arrive en deuxième position, citée par 42 % des porteurs de projet, derrière le prix mais devant l’isolation thermique (34%). Pour les fenêtres et les volets, elle est également présente, mais à un niveau plus modéré, avec 24 % de citations. Cette hiérarchie rejoint les motivations déjà observées : la porte d’entrée est davantage associée à la protection du logement, tandis que les fenêtres et volets sont plus directement liés à l’isolation et à la performance énergétique.

Les critères liés au produit lui-même comptent aussi dans l’arbitrage. Le matériau est cité par 25 % des porteurs de projet pour les fenêtres et volets, et par 26 % pour les portes d’entrée. La facilité d’entretien est mentionnée par 21 % pour les fenêtres et volets, contre 16 % pour les portes. La garantie apparaît à des niveaux proches, avec 18 % pour les fenêtres et volets et 15 % pour les portes.

L’esthétique reste présente, sans dominer la décision. Elle est citée par 17 % des porteurs de projet pour les fenêtres et volets, et par 21 % pour les portes d’entrée. L’origine France ou la fabrication locale entre également dans les critères, à 18 % pour les fenêtres et volets et 13 % pour les portes. La composition du produit ou son caractère écoconçu est mentionnée par 13 % des porteurs de projet fenêtres et volets, contre 6 % pour les portes.

Pour les fenêtres, la notion de choix ne porte pas seulement sur le matériau, le prix ou le niveau d’isolation recherché. Il concerne aussi l’ampleur des travaux eux-mêmes. Parmi les porteurs de projet concernés, 53 % privilégieraient une dépose totale, contre 35 % une rénovation des équipements existants, tandis que 12 % ne se prononcent pas.

Des projets qui passent majoritairement par des professionnels

Lorsqu’ils envisagent de remplacer ou d’installer des fenêtres, des volets ou une porte d’entrée, les Français se projettent le plus souvent dans une démarche accompagnée. Pour les fenêtres et les volets, 65 % des porteurs de projet souhaitent confier les travaux entièrement à un professionnel, et 16 % envisagent de combiner intervention professionnelle et réalisation personnelle. Au total, 81 % prévoient donc de faire intervenir un professionnel, sous une forme ou une autre. La réalisation entièrement par soi-même reste plus limitée, citée par 14 % des répondants concernés. Pour les portes d’entrée, la logique est proche : 64 % des porteurs de projet souhaitent passer uniquement par un professionnel, et 8 % envisagent une solution mixte, soit 72 % au total avec recours à un professionnel. La réalisation par soi-même est un peu plus présente sur cet équipement, à 20 %.

Cette place accordée aux professionnels se retrouve dans les lieux d’achat envisagés. L’artisan reste le premier repère : 61 % des porteurs de projet fenêtres ou volets et 53 % des porteurs de projet porte pensent passer par ce canal, qu’il s’agisse d’un artisan contacté directement ou d’un artisan les ayant démarchés. Les grandes enseignes occupent également une place importante, avec des niveaux proches entre enseignes de bricolage et spécialistes : 29 % des porteurs de projet fenêtres ou volets citent une grande enseigne de bricolage et 28 % une enseigne spécialisée en fenêtres ; pour les portes, ces proportions atteignent respectivement 31 % et 30 %. Les sites de vente en ligne spécialisés restent plus en retrait, mais ne sont pas absents du parcours d’achat. Ils sont envisagés par 16 % des porteurs de projet fenêtres ou volets et par 15 % de ceux qui ont un projet de porte d’entrée.

Quand le projet se confronte au budget et fait émerger des besoins de financement

Le passage à l’action se heurte d’abord à la question du coût. Pour les fenêtres et les volets, le coût global des travaux arrive très nettement en tête des freins cités par les porteurs de projet, à 58 %. Plus largement, les raisons financières concernent 74 % des répondants concernés. Elles regroupent notamment le coût des travaux, le manque de visibilité sur les aides financières, cité par 21 %, et la difficulté à obtenir un financement ou un crédit adapté, mentionnée par 18 %.

À côté de ces freins financiers, d’autres obstacles peuvent intervenir dans la concrétisation du projet. La difficulté à trouver un professionnel de confiance est citée par 21 % des porteurs de projet fenêtres ou volets. Le manque d’information sur les démarches, les contraintes ou le choix du modèle est mentionné par 15 %, tout comme le manque de temps pour s’occuper des démarches. Ces freins pratiques restent toutefois moins structurants que les raisons financières, qui dominent très nettement les réponses.

Cette tension se retrouve dans la disponibilité du budget. En effet, les porteurs de projet fenêtres ou volets estiment qu’il leur faudrait en moyenne 4 838 € pour concrétiser leur projet. 42 % déclarent disposer du budget nécessaire, tandis que 54 % indiquent ne pas l’avoir. Pour les portes d’entrée, la situation apparaît un peu moins contrainte, mais l’écart reste important : 53 % des porteurs de projet déclarent disposer du budget nécessaire, contre 43 % qui indiquent ne pas l’avoir. Pour les portes d’entrée, ils évaluent en moyenne ce budget à 1 865 €, avec une médiane à 1 500 €. Le niveau d’investissement varie selon le type de porte envisagé : il atteint 2 161 € en moyenne pour une porte blindée ou renforcée, contre 1 471 € pour une porte d’entrée normale. Les répondants qui déclarent ne pas se sentir en sécurité chez eux envisagent également un budget plus élevé, à 2 901 € en moyenne.

C’est dans cet écart entre projet envisagé et budget disponible que le financement prend toute sa place. Pour les fenêtres et les volets, 55 % des porteurs de projet envisagent de recourir à une solution de crédit, qu’il s’agisse d’un étalement des paiements dans le temps, d’un crédit bancaire, d’un crédit auprès d’un organisme de financement ou d’un financement proposé par l’entreprise contactée pour acheter l’équipement ou réaliser les travaux. L’épargne reste également mobilisée par une partie importante des porteurs de projet, puisqu’elle est citée par 42 % d’entre eux.

Pour les portes d’entrée, la logique est proche : 47 % des porteurs de projet envisagent de recourir à une solution de crédit, tandis que 49 % citent l’épargne.

Des marques installées dans le paysage, mais des images contrastées

Dans l’univers des portes et fenêtres, certaines marques jouent clairement le rôle de repères. En spontané, Tryba arrive en tête des marques citées, avec 17 % des réponses, devant K par K, à 10 %, Lapeyre, à 9 %, et Art et Fenêtres, à 8 %. Cette présence à l’esprit reste toutefois concentrée : une part importante des répondants ne cite aucune marque spécialisée spontanément.

Lorsque les marques sont proposées aux répondants, la hiérarchie évolue nettement. Lapeyre dispose de la notoriété la plus large, connue au moins de nom par 90 % des Français. Tryba suit avec 76 %, devant Art et Fenêtres, à 72 %, puis KparK, à 52 %. Les autres marques testées apparaissent plus en retrait : Grosfillex est connue au moins de nom par 39 % des répondants, Lorénove par 23 %, Janneau par 19 % et Ouverture S par 17 %.

Mais la notoriété ne résume pas à elle seule l’image des marques. Sur l’accessibilité prix, Lapeyre arrive en tête auprès des Français qui connaissent au moins la marque de nom, avec 46 % d’opinions positives sur le fait qu’elle soit accessible ou peu chère. Les autres marques se situent à des niveaux plus proches, entre 30 % et 37 %. Sur la qualité, Lapeyre se distingue également, citée positivement par 67 % des répondants qui la connaissent au moins de nom, devant Tryba, à 57 %, Art et Fenêtres, à 55 %, et Grosfillex, à 53 %.

Ces écarts dessinent des profils de marques assez différents. Certaines bénéficient d’abord d’une notoriété très installée, d’autres se distinguent davantage auprès des publics qui les connaissent mieux. Le rapport qualité-prix fait ainsi apparaître plusieurs repères selon les angles de lecture : Lapeyre, Janneau et Ouverture S ressortent parmi les marques les mieux positionnées lorsque l’on croise perception de la qualité et perception de l’accessibilité auprès des personnes qui les connaissent. Chez les porteurs de projets à trois ans, Lapeyre, KparK, Lorénove et Ouverture S apparaissent plus particulièrement associées à ce double registre.

(*) Interviews réalisées en ligne du 30 avril au 4 mai 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 individus représentatif de la population nationale âgée de 18 ans et plus. Représentativité des répondants assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : genre, âge, catégorie socio-professionnelle, région, catégorie d’agglomération, situation vis-à-vis de la résidence principale.

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