Crédit à la consommation
Les Français et leur jardin, la nouvelle étude du barHOMEtre Franfinance
19 mai 2026
Acteur engagé dans l’accompagnement des projets d’aménagement de l’habitat, Franfinance s’attache à comprendre les usages, les attentes et les aspirations des Français dans les différentes dimensions de leur cadre de vie. À travers son barHOMEtre, l’entreprise observe les évolutions qui traversent les foyers et les tendances qui façonnent la manière dont les ménages conçoivent, entretiennent et transforment leurs espaces.
Ce nouveau volet, réalisé avec l’institut Viavoice, s’intéresse aux extérieurs : jardins, terrasses, balcons et autres espaces ouverts, devenus au fil des années de véritables prolongements de la maison. Possession, usage, aménagements, projets de travaux, aspirations, freins ou encore perceptions : l’étude explore en profondeur le lien que les Français entretiennent avec ces espaces et la place qu’ils occupent dans leur quotidien.
Fondée sur une enquête nationale représentative menée en ligne en janvier 2026, cette étude repose sur un échantillon de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus. La représentativité est assurée par la méthode des quotas appliquée à plusieurs critères sociodémographiques — genre, âge, catégorie socioprofessionnelle, région, type d’agglomération et statut d’occupation du logement. Elle offre un éclairage complet sur la manière dont les foyers vivent et projettent l’évolution de leur extérieur, qu’il s’agisse de petits aménagements ou de projets plus structurants.
Les Français et la place de l’extérieur dans leur lieu de vie
L’extérieur occupe une place privilégiée dans l’habitat des Français : 88 % déclarent disposer d’un espace extérieur au sein de leur résidence principale, qu’il s’agisse d’un jardin, d’un balcon, d’une terrasse ou d’une cour. Le jardin est de loin l’espace le plus répandu, présent chez 64 % des répondants, suivi des balcons et terrasses (50 %), puis des cours (18 %). Les superficies sont très variées : parmi les détenteurs d’un jardin, 26 % disposent de moins de 200 m², 32 % de 200 à 500 m², et seuls 17 % bénéficient de plus de 1 000 m².
Les balcons et terrasses présentent des répartitions tout aussi contrastées, avec 45 % de surfaces inférieures à 10 m² et 50 % supérieures (5% ne savent pas la superficie de leur balcon ou de leur terrasse). Près d’un détenteur sur deux les a déjà aménagés (47 %), et 15 % prévoient de le faire. L’aménagement est plus fréquent lorsque la surface et les moyens suivent : 65 % pour les extérieurs de plus de 20 m², 81 % parmi les foyers aux revenus supérieurs à 5 000 euros mensuels, 59 % chez les CSP+ et 52 % chez les propriétaires.
Un espace extérieur plébiscité au quotidien, incontournable pendant les beaux jours
Parmi les personnes qui possèdent un jardin, 90 % déclarent aimer y passer du temps, un niveau très élevé qui se vérifie aussi pour les détenteurs de balcon ou terrasse (81 %) et de cour (74 %). Cette appréciation se reflète directement dans la hiérarchie des pièces et espaces préférés du logement.
Le jardin occupe la troisième place derrière le salon et la chambre, et devient même le deuxième espace préféré des personnes qui en possèdent un. Parmi elles, 19 % le citent spontanément comme lieu favori, une proportion qui augmente fortement pour les personnes disposant d’un grand jardin (+ de 1000 mètres carrés) à 24%.
Le temps passé dans le jardin varie fortement selon la saison, mais reste significatif tout au long de l’année. En période estivale ou lors des beaux jours, les détenteurs de jardin y consacrent en médiane (c’est-à-dire que 50% y passent plus de temps et 50% moins de temps) 2 h 26 par jour en semaine, et 3 h 23 le week‑end, confirmant le rôle central de cet espace dès que les conditions s’y prêtent. Le reste de l’année, les usages diminuent mais demeurent réguliers : la médiane atteint encore 53 minutes en semaine et 55 minutes le week‑end.
La piscine : un rêve présent, mais freiné par le coût et les contraintes
La piscine occupe une place ambivalente dans le rapport des Français à leur extérieur : si elle peut faire rêver, elle reste encore peu répandue. Parmi les personnes disposant d’un jardin, 21 % en possèdent une, tandis que 9 % envisagent d’en installer une.
Les disparités sont marquées selon les territoires et les profils. Côté régions déjà très équipées, la possession atteint 49 % en PACA et 44 % en Occitanie. À l’inverse, certaines zones apparaissent nettement sous‑équipées : en Bretagne, 93 % déclarent ne pas avoir de piscine et ne pas envisager d’en installer, 85 % en Normandie et 82 % dans le Grand Est. Les écarts sociaux et générationnels sont tout aussi visibles : la possession culmine à 41 % parmi les ménages aux revenus supérieurs à 5 000 euros mensuels, à 29 % chez les 35–49 ans; elle progresse aussi avec la taille du terrain (34 % pour les jardins de plus de 1 000 m²) et atteint 24 % chez les propriétaires de maison. Enfin, les intentions d’installation – 9 % au global – se concentrent surtout dans des régions aujourd’hui moins dotées, comme les Hauts‑de‑France (15 %), l’Auvergne‑Rhône‑Alpes (15 %) ou la Nouvelle‑Aquitaine (13 %).
Parmi les personnes qui ne souhaitent pas installer une piscine dans leur jardin, les raisons évoquées sont principalement liées au coût ou à un manque d’intérêt. Le premier frein cité est le coût d’entretien, mentionné par 46 % des répondants, suivi de près par le fait de ne pas être attiré par la piscine (45 %). D’autres éléments entrent en jeu : un jardin jugé trop petit (33 %) ou des conditions météorologiques perçues comme insuffisamment favorables dans leur région (30 %). Ce dernier frein se révèle particulièrement marqué en Bretagne, où 66 % des personnes non intéressées mettent en avant une météo jugée peu propice, ainsi que dans les Hauts‑de‑France (45 %), deux territoires où le climat apparaît comme un facteur déterminant dans le renoncement au projet. L’impact écologique d’une piscine constitue également un frein pour 23 % des répondants, tandis que 20 % mentionnent un manque d’économie pour financer les travaux. Des aspects plus pratiques ou administratifs s’ajoutent enfin : lourdeur des démarches (11 %), difficulté à trouver des entrepreneurs (7 %) ou crainte d’un résultat insatisfaisant (7 %).
Travaux de piscine : une volonté d’entretenir, moderniser et sécuriser
Parmi les personnes qui possèdent une piscine, une partie non négligeable envisage de réaliser des travaux dans les prochaines années. Au total, 41 % déclarent vouloir engager des interventions à plus ou moins long terme, dont 27 % à court ou moyen terme, c’est‑à‑dire d’ici trois ans. Les travaux planifiés portent principalement sur l’entretien ou la remise à niveau du bassin : 30 % mentionnent le changement ou la rénovation du revêtement, 29 % souhaitent intervenir sur les margelles ou les plages, et 23 % évoquent le remplacement ou la modernisation des équipements techniques, comme la filtration ou la pompe. D’autres projets, moins fréquents mais significatifs, concernent la mise aux normes de sécurité (19 %), la rénovation complète de la piscine (15 %) ou encore l’ajout d’équipements de confort tels que le chauffage ou l’éclairage (14 %). Ces intentions traduisent une volonté d’entretenir ou de moderniser les installations existantes, qu’il s’agisse d’assurer leur durabilité, d’améliorer leur performance ou de renforcer le confort d’usage au quotidien.
Un marché de la piscine neuve en pleine recomposition : l’essor des semi‑enterrées et des mini‑piscines
Les intentions exprimées par les personnes qui envisagent aujourd’hui d’installer une piscine montrent une recomposition nette du marché. La piscine enterrée reste le modèle le plus attractif, choisie par 38 % des futurs acquéreurs, mais son avance se réduit au profit de formats plus faciles à installer.
Les piscines hors‑sol ne rassemblent plus que 24 % des intentions, un niveau en retrait par rapport à leur présence actuelle dans le parc installé, estimée autour de 32 %.
Ces deux formats, longtemps majoritaires, voient ainsi leur attractivité s’éroder au profit de solutions plus souples ou plus compactes.
À l’inverse, les piscines semi‑enterrées affichent une dynamique très favorable : elles atteignent 24 % des intentions d’achat, un niveau nettement supérieur à leur présence actuelle sur le marché (5%). Elles répondent à une demande croissante pour des installations à la fois intégrées et plus simples à mettre en œuvre qu’une piscine enterrée. La mini‑piscine enterrée (de moins de 10 m²) progresse également, choisie par 14 % des futurs acquéreurs. Ce format compact, encore minoritaire dans l’existant (5%), montre une capacité réelle à s’imposer dans les années à venir, soutenu par la réduction de la taille des jardins et la recherche de solutions nécessitant moins de démarches administratives.
Ensemble, ces évolutions dessinent un marché en transition, où les modèles intermédiaires et les formats réduits gagnent en attractivité, tandis que les modèles historiques — enterrés comme hors‑sol — voient leur position relativisée dans les préférences exprimées.
Les intentions de réalisation s’inscrivent pour beaucoup dans un calendrier rapproché. Au total, 43 % souhaitent concrétiser leur projet au plus tard l’année prochaine, et 26 % envisagent une réalisation dès cette année. Ce rythme est particulièrement marqué chez les personnes attirées par des installations plus élaborées : 60 % de celles intéressées par une piscine enterrée projettent des travaux d’ici l’an prochain, tout comme 66 % des intéressés par une mini‑piscine enterrée. Par ailleurs, il est à noter qu’une courte majorité de personnes qui envisagent d’installer une piscine s’est déjà renseignée sur les règles applicables dans leur commune (53 %). Un chiffre qui monte à 68% pour les projets qui se concrétiseront en 2026 ou en 2027.
A l’inverse 55% des potentiels acquéreurs n’ont pas encore de date précise pour leur projet. Un chiffre bien plus marqué chez ceux qui envisagent une piscine semi-enterrée (72%) et une piscine hors-sol (64%)
En matière d’achat, les futurs propriétaires s’orientent majoritairement vers des artisans spécialisés, qu’ils imaginent contacter eux‑mêmes : 59 % envisagent cette solution, et 45 % la citent même comme premier choix. Les autres modes d’achat — grandes enseignes de bricolage, foires ou salons, ou achat en ligne — restent minoritaires, témoignant d’un besoin d’accompagnement et de conseil personnalisé pour un projet perçu comme engageant et technique.
Installer une piscine : un budget conséquent, souvent soutenu par un crédit
L’installation d’une piscine représente un investissement conséquent, et les estimations budgétaires exprimées par les futurs acquéreurs reflètent fortement le type de piscine envisagé. Le budget moyen s’élève à 10 649 euros, pour une médiane de 5 938 euros, mais les montants varient nettement selon les projets : les piscines enterrées atteignent un budget moyen de 15 389 euros, les mini‑piscines enterrées 12 828 euros, les semi‑enterrées 9 952 euros et les piscines hors‑sol 2 750 euros. Malgré ces disparités, plus de la moitié des personnes intéressées (56 %) déclarent disposer du budget nécessaire pour financer leur installation, même si 41 % indiquent ne pas être en mesure d’assumer immédiatement cette dépense, ce qui peut influer sur la nature ou le calendrier du projet.
Les modes de financement envisagés témoignent d’un recours significatif au crédit. Si l’épargne reste majoritaire (51 %), 39 % des futurs acquéreurs prévoient de financer leur piscine via un emprunt — qu’il s’agisse d’un crédit auprès de la banque, d’un étalement des paiements dans le temps, d’un crédit auprès d’un organisme de financement ou d’un crédit proposé par l’entreprise réalisant les travaux. A noter : les personnes qui envisagent de financer leur piscine via un crédit semblent avoir des projets piscine un peu plus ambitieux puisque le budget évalué apparaît plus élevé que la moyenne. En effet, leur budget médian atteint 6 820 euros, et leur budget moyen s’élève à 11 713 euros.
Des extérieurs déjà bien équipés, avec des marchés en plein essor
Les Français équipent largement leurs espaces extérieurs, avec une nette prédominance des aménagements liés à la convivialité et au confort. Parmi les personnes disposant d’un jardin, d’une cour ou d’un balcon/terrasse, le barbecue ou la plancha arrive en tête des équipements présents (67 %), suivi du salon de jardin (65 %) et des transats ou bains de soleil (55 %). D’autres installations, davantage liées à l’entretien ou à l’usage du jardin, restent moins répandues : 47 % possèdent un compost, 40 % un potager, et 29 % un abri de jardin ou tiny house.
Au‑delà des équipements déjà installés, plusieurs éléments suscitent un intérêt croissant. Entre 10 % et 13 % des Français envisagent d’installer un potager, d’acquérir un store ou une pergola. Les envies varient toutefois selon le type d’espace : les détenteurs de jardin projettent davantage des installations de jardinage ou de rangement (potager, abri, compost), tandis que les propriétaires de balcon ou terrasse se tournent plus vers des équipements légers comme les stores.
Certains équipements enregistrent même une progression particulièrement forte dans les intentions, laissant entrevoir une évolution notable du marché à court ou moyen terme. La cuisine d’été, par exemple, n’est aujourd’hui présente que chez 10 % des répondants, mais 10 % déclarent souhaiter en installer une, ce qui signifie que le parc pourrait quasiment doubler. La pergola suit la même dynamique : déjà présente chez 15 % des personnes interrogées, elle suscite encore 11 % d’intentions d’achat, indiquant là aussi une forte hausse potentielle. Même tendance pour le potager, présent chez 40 % des Français mais envisagé par 12 % supplémentaires, ou pour les jacuzzis : seuls 7 % en possèdent un aujourd’hui, mais 9 % envisagent d’en acquérir, ce qui représente une progression proportionnellement très significative. Ces chiffres traduisent un mouvement général vers davantage de confort, de bien‑être et de valorisation de l’extérieur, qu’il s’agisse de créer des espaces de détente, de transformer son jardin en pièce à vivre ou d’y installer des équipements premium autrefois plus rares.
Ces projets plus ambitieux s’accompagnent d’un recours envisagé croissant au crédit. Selon les équipements, entre 26 % et 48 % des personnes intéressées envisagent un financement via un emprunt ou un étalement des paiements, un niveau particulièrement élevé pour les aménagements les plus coûteux comme la pergola (38 %), la cuisine d’été (37 %) ou le carport (37 %). D’autres projets structurels montrent également une appétence notable pour le crédit : 40 % des personnes intéressées par un abri de jardin ou une tiny house envisagent un financement de ce type, tout comme 48 % des personnes souhaitant installer une véranda. Pour ces équipements plus lourds et engageants, le crédit apparaît donc comme un levier essentiel pour concrétiser les projets. Cette tendance traduit un double mouvement : d’un côté, la montée en gamme des aménagements extérieurs ; de l’autre, un besoin accru d’accompagnement financier pour faciliter leur réalisation.
Dans cette dynamique d’aménagement croissant, les équipements liés à l’entretien du jardin occupent également une place importante. La tondeuse reste de loin l’outil le plus répandu dans les jardins, présente chez 80 % des détenteurs de jardin. Les équipements plus spécialisés, comme les mini‑tracteurs (12 %) ou les robots de tonte (8 %), restent encore minoritaires mais témoignent d’une montée en force progressive. Ce dernier en particulier suscite un intérêt notable : 13 % des répondants envisagent d’en acquérir un, soit une progression potentiellement importante par rapport à son taux de possession actuel.
Du simple entretien aux projets paysagers : les jardins français prennent soin de leur jardin
Si 21 % des détenteurs de jardin font appel à des professionnels du jardinage ou de l’élagage, ce recours varie fortement selon les profils. Il augmente d’abord avec la taille du jardin : les personnes disposant d’un jardin de plus de 500 m² sont nettement plus nombreuses à solliciter une aide extérieure, leurs besoins d’entretien étant plus importants. Certaines catégories socio‑professionnelles se distinguent également : 34 % des ménages aux revenus supérieurs à 5 000 euros mensuels y ont recours, tout comme 32 % des cadres, qui figurent parmi les profils les plus enclins à déléguer l’entretien. Le recours à un professionnel progresse aussi avec l’âge : 31 % des 65 ans et plus y font appel.
Parmi ceux qui s’appuient sur des prestataires, le budget annuel médian consacré à ces services s’élève à 470 euros, avec un budget moyen de 929 euros, illustrant la diversité des besoins, du simple entretien ponctuel à des interventions plus régulières. Les dépenses associées à l’entretien du jardin varient également fortement selon la superficie : les jardins plus vastes concentrent naturellement davantage de temps, d’attention et donc de budget.
Au‑delà de l’entretien courant, les projets d’aménagement du jardin / paysagisme séduisent une proportion significative de Français. Un tiers des détenteurs de jardin envisagent de planter de nouveaux massifs, une intention qui progresse même à 40 % lorsque la surface dépasse 500 m². D’autres travaux plus structurants émergent également, comme le terrassement, envisagé par 15 % des répondants, et particulièrement par les plus jeunes (-35 ans : 29 %). Ces projets témoignent d’un désir croissant de structurer davantage son extérieur, de le rendre plus fonctionnel ou plus esthétique, et de l’adapter à ses usages quotidiens comme aux nouvelles envies d’aménagement.
Interviews réalisées en ligne du 9 au 16 janvier 2026 auprès d’un échantillon de 1 000 individus représentatif de la population nationale âgée de 18 ans et plus.
Représentativité des répondants assurée par la méthode des quotas appliquée aux critères suivants : genre, âge, catégorie socio-professionnelle, région, catégorie d’agglomération, situation vis-à-vis de la résidence principale.