La performance économique et la responsabilité écologique sont-elles compatibles ?

L’avenir tend à transporter les français vers une nouvelle ère : ces derniers aspirent à un changement de leurs modes de consommation pour les rendre plus responsables. Mais malgré un besoin exprimé pour concrétiser cette transition, les français ont besoin d’un accompagnement et sont en attente d’informations claires et précises.

« Une économie responsable est primordiale pour l’avenir de nos enfants » ou encore « L’argent et l’écologie sont incompatibles » : l’avis des français est mitigé face à une évolution vers une économie responsable. En effet, du 29 mars au 7 avril 2021, l’Institut Viavoice a réalisé des interviews en ligne auprès de 1030 personnes, représentatives de la population française âgées de 16 ans et plus. Cette étude, baptisée l’Observatoire du sens de l’argent, explore l’évolution du rapport des français à l’argent.

Viavoice révèle des chiffres relatifs à la perception des français sur le caractère tabou de l’argent, mais aussi sur l’argent et l’engagement, et enfin sur la possibilité d’une économie responsable. Même si la performance économique et la responsabilité ont souvent été considérées comme incompatibles, 69% des Français interrogés lors de cette étude estiment qu’elles pourraient l’être.

Un besoin d’accompagnement

D’autres sondés ne sont pas du même avis. Selon eux, la performance et la responsabilité d’une économie ne sont pas compatibles pour les raisons suivantes : « Une économie plus responsable implique des produits plus coûteux », ou encore « La mondialisation est un frein pour arriver vers une économie responsable ».

Pour devenir plus responsables, les français sont en attente d’informations et d’accompagnement. En effet, 26% des personnes sondés souhaitent qu’on leur explique « Comment ils peuvent contribuer à aller vers une économie plus responsable ». D’autres freins empêcheraient également cette transition. D’après eux, la première difficulté est le fait que « certains ne s’en préoccupent pas », et la majorité des réponses de l’étude traduisent le souhait d’une « action collective ».