Vacances au ski : vers un retour à la normale pour la saison 2021/22 ?

Privés de ski l’an dernier, les français s’impatientent de retrouver les pistes : certaines stations affichent déjà complets. Le secteur du tourisme de montagne montre un bel optimisme cette année, mais reste impacté par la baisse du pouvoir d’achat des français.

En cette période post-Covid, les 230 stations de montagne françaises se préparent à accueillir de nouveau les skieurs et certaines d’entre elles sont déjà ouvertes. Selon une étude d’OpinionWay pour la société Ginkoia, 20 % des français envisagent de partir en vacances à la montagne, soit deux fois plus que l’an dernier. La durée du séjour envisagée reste intacte : 7 jours en moyenne pour la majorité des sondés.

Une impatience du côté des français

Frédéric Porte, directeur de la station de Tignes a estimé au Figaro (dans un article publié en novembre) que le premier week-end d’ouverture est à la hauteur de ses attentes : « Le démarrage est légèrement meilleur que les dernières années avant-Covid (…) La tendance montre une certaine impatience du côté des Français, au contraire de la clientèle étrangère, plus prudente que d’habitude », a ajouté Frédéric Porte.

Un contexte sanitaire instable

Toutefois, la situation sanitaire demeure instable, et la flexibilité fait partie des arguments de vente. Le baromètre de l’agence Savoie Mont Blanc, réalisé en septembre auprès de 4.000 répondants a conclu que : « L’annulation pour cause de Covid jusqu’à la veille sans frais et le remboursement par virement d’un séjour annulé sont les mesures les plus incitatives auprès des indécis ». MMV, qui détient 20 résidences dans les Alpes françaises, observe une hausse de près de 5 % des souscriptions à son assurance optionnelle Vacassur, qui couvre le risque Covid avant, pendant et après le séjour.

Un pouvoir d’achat fragile

Même si le ski de piste reste l’activité favorite des Français pour 70% des personnes sondées, cette tendance est en baisse par rapport aux années passées. Selon l’étude annuelle de Ginkoia, « Le ski de piste implique la fréquentation des stations, remontées et pistes généralement très fréquentées. Les Français semblent donc encore très soucieux des risques sanitaires encourus. » Ainsi, d’autres pratiques moins coûteuses gagnent du terrain, comme les balades en raquettes ou le ski de randonnée : « Les Français orienteront leur choix vers des activités gratuites et praticables en moyenne montagne, dans le but de préserver leur pouvoir d’achat », note l’étude.